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Le Chemin comme viatique

En tant qu’accueillants jacquaires sur le Chemin de Compostelle entre Cluny et Le Puy-en-Velay, nous avons hébergé il y a quelques années un pèlerin qui suivait les pas de son maître spirituel : Saint Benoît Labre.

Il effectuait le trajet Abbaye Notre-Dame de Sept-Fons – près de Moulins dans l’Allier – jusqu’à Dardilly, tout près de Lyon, soit environ 190 km.

 

Ce pèlerin nous a fait découvrir un personnage pour le moins singulier et assurément beaucoup moins connu que Saint Jacques le Majeur.

 

Pourtant, Saint Benoît Labre, incarne divinement le pèlerin, le pèlerinage. A la manière des moines gyrovagues, il a passé sa vie entière, certes courte puisqu’il est décédé à 35 ans, à cheminer de monastères en lieux saints.

 

Depuis Amettes, son village natal du Pas-de-Calais, il rejoint à 21 ans l’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons où il reste environ 8 mois sous le nom de frère Urbain.

 

Le 02 juillet 1770, il doit quitter l’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons. « Mon fils, vous n’étiez pas destiné pour notre couvent. Dieu vous appelle ailleurs. » est-il écrit comme motif lui enjoignant de renoncer à cette clôture, car on craignait pour sa santé.

 

C’est à partir de Notre-Dame de Sept-Fons que Benoît Labre fait de l’errance son viatique.

 

Il rejoint alors Rome, Assise et à onze reprises Loreto, hauts lieux de pèlerinages.

Il se rendra également à Saint-Jacques de Compostelle, en 1773.

 

« L’ermite pèlerin », le « vagabond de Dieu » marchera environ 30 000 km durant sa brève existence.

 

Il est intéressant de mettre en lumière un Chemin en l’honneur de Saint Benoît Labre, l’archétype du pèlerin gyrovague.

Les Chemins de Compostelle sont parfois victimes de leur succès et de nouveaux Chemins de pèlerinage se mettent en place au fil du temps : Urbain V dernièrement.

 

Deux réflexions ont été conduites en parallèle dans la mise en œuvre de ce projet :

 

Première réflexion : créer un cœur de Chemin entre l’Abbaye de Sept-Fons et Ars-sur-Formans.

Depuis l’Abbaye de Sept-Fons, lieu symbolique et fondateur pour Saint Benoît Labre, le Chemin rejoint la région lyonnaise et deux autres lieux symboliques : Ars-sur-Formans, village du « saint curé d’Ars » et Dardilly, la maison Vianney, là où s’est arrêté Benoît-Joseph Labre, pour souper et dormir.

Nous savons que Benoît Labre s’est arrêté à Paray-le-Monia,Tarare et Dardilly.

Charlieu avec ses monastères a certainement été une étape sur son chemin, avant de partir en direction de la région Lyonnaise.

 

Deuxième réflexion : utiliser plusieurs sentiers de Grande Randonnée et Chemins de pèlerinage existants (Chemin d’Assise et Via Francigena principalement), pour :

  • En amont, relier Amettes, village natal de Benoît Labre, à l’Abbaye de Sept-Fons,

  • En aval, faire arriver ce cœur de Chemin à Ars-sur-Formans, et rejoindre ainsi Rome avec les GR existants.

Un Chemin complet Saint Benoît Labre, relie alors Amettes à Rome.

Pourquoi marcher sur le Chemin des trois coeurs,dans les pas de Benoît-Joseph Labre ?

https://www.lepelerin.com/chemins-pelerinages/lactualite-des-chemins/sur-les-pas-de-saint-benoit-labre-7816

« Comprenne qui pourra. Entende qui voudra entendre.
La joie c’est de n’être plus jamais chez soi, toujours dehors, affaibli de tout, affamé de tout, partout dans le dehors
du monde comme au ventre de Dieu. »
Christian Bobin - Le très-bas -

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Photos sur la bande de défilement en haut de page : Musée Santa Maria della Scalla à Sienne, "La salle des pèlerins", fresque de Domenico di Bartolo (15ième) et "Librairie Piccolomini"

A compléter

Les trois principaux Chemins empruntés

par le Chemin Saint Benoît-Joseph Labre

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